J’ai écrit Captivo parce que j’en avais besoin le samedi soir
Je m’appelle Antoine Routier. Je loue du matériel événementiel en Bretagne sous le nom de La Cabine Bretonne, et les photobooths en font partie. Captivo n’est pas né d’une étude de marché — il est né d’une série de soirées où le logiciel que j’utilisais me mettait en difficulté devant des clients.
L’histoire
Avant
J’ai commencé avec une caisse en bois, un EOS 2000D et dslrBooth. Ça marchait. Ça marche toujours, d’ailleurs — je ne suis pas parti parce que le logiciel était mauvais, mais parce que je passais mes dimanches à contourner des choses que je ne pouvais pas corriger.
Un exemple concret. En juin 2023, sur un mariage près d’Auray, je tombe en panne de papier à 1 h du matin. Il me restait un rouleau dans la voiture, mais je ne l’ai su qu’au moment où l’imprimante s’est arrêtée, devant huit personnes qui attendaient. Le compteur existait, quelque part, dans une fenêtre qu’il fallait ouvrir. Personne n’ouvre une fenêtre de réglages à 1 h du matin.
Un autre. Un dimanche de septembre, un client m’écrit que ses invités n’ont pas reçu leurs photos. Je vérifie : sur trente adresses saisies au clavier tactile, neuf étaient fausses. Un point à la place d’un arobase, un « gmail.fr », une lettre doublée. Je n’avais rien fait de travers, et pourtant c’était mon problème.
Un troisième, celui qui a déclenché le reste. Un message d’erreur en anglais, plein écran, au milieu d’un vin d’honneur, avec la mère de la mariée à côté de moi. J’ai écrit au support ce soir-là. La réponse est arrivée le lendemain à 4 h du matin, correcte et polie, envoyée depuis un fuseau où il était 22 h.
Le basculement
J’ai commencé à écrire Captivo l’hiver suivant, entre novembre et mars — la saison creuse d’un loueur de photobooth breton. L’idée n’était pas d’en faire un produit. Je voulais un compteur de papier visible sans ouvrir de fenêtre, et un partage qui ne demande pas de taper une adresse.
La première prestation avec Captivo, c’était en mai 2024, un mariage de soixante personnes. J’avais l’ancien logiciel installé sur le même PC, prêt à prendre le relais. Je ne l’ai pas ouvert. Depuis, je n’ai plus jamais travaillé avec autre chose.
Aujourd’hui
Captivo tourne sur mes deux cabines, à peu près trente-cinq prestations par an. Chaque fonction que vous voyez sur ce site existe parce qu’une soirée l’a réclamée, et plusieurs fonctions que d’autres logiciels ont, je ne les ai pas écrites parce qu’aucune soirée ne me les a réclamées.
Je continue de louer des photobooths, et l’entreprise qui édite Captivo est la même que celle qui les loue : La Cabine Bretonne, à Rennes. Ce n’est pas une posture de communication, c’est inscrit au registre du commerce — et c’est ce qui fait que je sais de quoi vous parlez quand vous m’écrivez « l’impression sort de travers ». Le jour où j’arrêterai les prestations, ce site perdra son argument principal — et je le dirai ici.
Ce que ça implique pour vous
Captivo est écrit par une personne. Les corrections arrivent vite, parfois le soir même, parce qu’il n’y a personne à convaincre. Mais si je me casse une jambe un vendredi, personne ne prend le relais le samedi. C’est un vrai risque, différent de celui de confier son outil à une société, et vous devez le peser avant de vous abonner. Les CGV prévoient le cas où j’arrêterais l’activité : le logiciel est débloqué en version perpétuelle et vos données restent exportables.
Engagements
Quatre choses que je ne ferai pas
Elles sont faciles à écrire aujourd’hui. Elles seront plus dures à tenir si Captivo grossit, et c’est justement pour ça que je les écris maintenant, à une date qu’on peut vérifier.
Revendre vos données ni celles de vos invités
Les photos vous appartiennent. Je ne les regarde pas, je ne les analyse pas, et je ne construis rien dessus. La politique de confidentialité dit précisément ce qui est stocké et combien de temps.
Ajouter une saisie d’e-mail à la cabine
C’est le seul point de ce site où je m’engage sur une absence. Si un jour je change d’avis, ce sera écrit ici avec la date et la raison, pas glissé dans une note de version.
Facturer en dollars
Ni en dollars, ni avec des frais de change qui apparaissent sur votre relevé. Une facture française avec un numéro de TVA, à chaque échéance.
Promettre un matériel que je n’ai pas branché
La page compatibilité restera à trois états. « Non testé » veut dire non testé, même quand ça me coûte une vente.
Vous pouvez m’écrire directement
Il n’y a pas de service client entre vous et moi : c’est la même personne qui écrit le code et qui répond aux messages. Ça a des avantages et une limite évidente.