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Six fonctions, et ce qu’elles supposent

Chaque section dit ce que la fonction fait, sur quel matériel je l’ai éprouvée, et ce qu’elle demande de votre côté. Les limites sont écrites au même endroit que les avantages, pas en bas de page en petits caractères.

01 — Prise de vue

Le boîtier est piloté depuis le PC, pas laissé en automatique

Le boîtier Canon est branché en USB et ne sert plus que d’optique et de capteur : c’est Captivo qui règle l’ISO, l’ouverture, la vitesse, la balance des blancs, et qui déclenche. Les invités ne touchent jamais le boîtier, et personne ne peut dérégler la molette en s’appuyant dessus.

Le cas où ça change tout : un vin d’honneur qui commence dehors à 18 h et se termine sous une tente à 21 h. La lumière perd quatre diaphragmes en trois heures. Je garde deux réglages enregistrés, « extérieur » et « tente », et je bascule de l’un à l’autre depuis l’écran d’accueil ou depuis mon téléphone. Sans ça, il faut rouvrir la caisse, sortir le boîtier de son support et refaire la mise au point.

La photo descend directement sur le disque du PC. Elle n’est jamais écrite sur la carte SD : une carte pleine ne peut donc pas arrêter la soirée, et vous n’avez rien à rapatrier au démontage.

Capture de l’écran de réglage du boîtier : les curseurs ISO, ouverture et vitesse, le live view à droite, les deux réglages enregistrés en haut. capture-ecran-reglages-boitier-captivo.png

02 — Impression

Le tirage part avant que l’invité ait fini de regarder l’écran

Captivo n’attend pas la validation de l’invité pour envoyer à l’imprimante : dès que la photo est cadrée dans le modèle, elle part. Sur une DNP DS-RX1HS, le 10 × 15 sort 8 secondes après le déclenchement. C’est l’imprimante qui impose ce délai, pas le logiciel : sur une Citizen CX-02, comptez 11 secondes.

Le cas où ça change tout : une file de vingt personnes à 22 h 30. À 8 secondes par tirage, la file avance. À 20 secondes — le temps qu’il faut si on attend une validation tactile puis qu’on lance l’impression — la même file met deux fois plus de temps et les gens s’en vont.

Le compteur de médias restants est lu dans le pilote et affiché en permanence sur l’écran d’accueil, avec un seuil d’alerte que vous fixez. Le mien est à 40 tirages : c’est le temps qu’il me faut pour aller chercher un rouleau dans la voiture sans interrompre la soirée.

Sans imprimante

Captivo tourne très bien sans imprimante branchée : la séquence s’arrête à 4 secondes et l’invité repart avec le QR code seul. Certains prestataires ne vendent que du numérique, et la moitié des mariages d’hiver que je fais n’ont pas de tirage papier.

03 — Modèles

Un modèle par prestation, préparé le jeudi

Fond, cadre, logo, texte, nombre de vues par tirage, disposition. Un modèle s’enregistre, se duplique et s’exporte en .captivotpl. Je prépare le mien le jeudi soir avec le prénom des mariés et la date, je le charge dans la cabine le samedi, et je n’y touche plus.

Le cas où ça change tout : un client qui vous envoie son faire-part le mardi et vous demande que les tirages soient assortis. Vous reprenez la police et la couleur, vous exportez, c’est fini en vingt minutes. Le samedi, si la mariée veut retirer la date, c’est une modification à l’écran, pas un retour à l’atelier.

Capture de l’éditeur de modèles : la zone de composition à gauche, les calques à droite, un modèle « deux vues + bandeau » en cours d’édition. capture-ecran-editeur-modeles-captivo.png
Vues par tirage
1, 2, 3 ou 4
Formats gérés
10 × 15, 15 × 20, deux bandes de 5 × 15
Éléments
image, texte, cadre, aplat, date automatique
Polices
celles installées sur le PC de la cabine
Export
fichier .captivotpl, réutilisable sur une autre cabine
Limite Essentiel
5 modèles enregistrés

04 — Galerie

Une galerie par session, en ligne pendant la soirée

Chaque prestation crée sa galerie. Les photos y montent au fur et à mesure, pendant la soirée : l’invité qui scanne à 21 h et revient à minuit retrouve ses deux passages au même endroit. La galerie s’ouvre dans le navigateur du téléphone, sans installer quoi que ce soit.

Le cas où ça change tout : le lendemain, quand la mariée vous écrit pour avoir « toutes les photos ». Vous lui envoyez un lien, elle télécharge l’archive complète en une fois, et vous n’avez pas à trier 400 fichiers un dimanche matin.

La galerie se protège par un code à quatre chiffres que vous donnez au couple. Elle se ferme à la date que vous fixez — 30 jours en offre Essentiel, un an en Studio. Une fois fermée, les fichiers sont supprimés, y compris de mes sauvegardes.

05 — Partage

Le QR code va plus vite qu’un clavier tactile, et il ne se trompe pas

Il n’y a pas de clavier sur l’écran de la cabine. L’invité scanne le QR affiché après son tirage, la galerie s’ouvre, il enregistre. Trois secondes montre en main, contre une vingtaine pour taper une adresse e-mail sur une dalle tactile avec les doigts gras d’un vin d’honneur.

Le cas où ça change tout : la précision. Sur une soirée où je faisais encore saisir les adresses, trois invités sur dix se trompaient — un point au lieu d’un arobase, un « gmail.fr », une lettre doublée. Ces photos ne sont jamais arrivées, et c’est moi qu’on a appelé le lundi pour savoir pourquoi. Le QR code ne se trompe pas d’adresse parce qu’il n’en demande pas.

Le QR pointe vers la galerie de la session, jamais vers une photo isolée. Vous pouvez l’afficher en permanence sur un écran secondaire, l’imprimer sur un chevalet posé sur le bar, ou le laisser apparaître trois secondes après chaque tirage.

06 — Fond vert

Le détourage est en direct, l’éclairage ne l’est pas

Le fond est remplacé au moment de l’aperçu, avant l’impression. L’invité voit le résultat final, pas une photo brute qu’on retouchera plus tard. Vous chargez plusieurs fonds et l’invité choisit le sien à l’écran.

Ce que ça demande : un éclairage du fond séparé de celui du sujet. Deux sources sur le fond, une sur les personnes, un mètre cinquante d’écart entre le sujet et le tissu. Sans ça, l’ombre portée sur le fond crée une bande sombre que l’algorithme prend pour un vêtement, et les cheveux blonds gardent une frange verte que rien ne rattrape.

Je le dis franchement : si vous montez votre cabine en vingt minutes dans une salle des fêtes sans pied d’éclairage supplémentaire, le fond vert vous décevra. Ce n’est pas la faute du logiciel, c’est de la physique.

Deux captures côte à côte : le même sujet détouré avec un fond correctement éclairé, puis avec un fond éclairé par la seule lumière du sujet. La différence sur les cheveux doit être visible. capture-fond-vert-eclairage-correct.png capture-fond-vert-eclairage-insuffisant.png

Disponible à partir de l’offre Pro. Voir les offres.

Ce qui n’existe pas

Les fonctions que Captivo n’a pas

Autant que vous le sachiez avant l’essai plutôt qu’au milieu.

Envoi par e-mail ou SMS

Volontairement absent. C’est le sujet de la section 05.

Version iPad ou Android

Captivo est un logiciel Windows. L’application mobile pilote la cabine à distance, elle ne la remplace pas.

Boîtiers non-Canon

Nikon, Sony, Fujifilm : non pilotés, et pas prévus cette année.

Paiement des invités à la cabine

Pas de monnayeur, pas de terminal. Vous facturez votre client, pas ses invités.

Miroir magique

L’interface est faite pour un écran classique. Elle tourne sur une cabine miroir, mais les animations de guidage au sol n’existent pas.

Effets IA

Pas encore écrits. J’en ai envie, je n’ai rien à vous montrer, et je préfère une case vide à une promesse. Le jour où ça tournera sur mes propres prestations, ce sera ici.

Version hors ligne complète

La prise de vue et l’impression fonctionnent sans réseau. La galerie et le QR code, non.

Le reste se voit en trente minutes

Branchez votre boîtier, chargez un modèle, faites dix tirages. C’est plus court que de lire cette page en entier.